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« Le droit à la Paix et à la Sécurité des citoyens » ne doit être violé.

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Dans un point de presse tenu à l’Hôtel Méridien Source du Nil, à Bujumbura le 28 Novembre 2013, le Représentant Légal de l’ACOPA-BURUNDI, Dr Pierre Claver KAZIHISE, a réagi aux propos des partis politiques regroupés au sein de l’ADC-IKIBIRI. Ces derniers avaient appelé les burundais à descendre dans les rues si le Projet de Constitution n’était pas retiré de l’Assemblée nationale.

 

Les politiciens devraient s’imprégner des contenus de l’Accord d’Arusha et de la Constitution

L’ACOPA-BURUNDI a invité les politiciens en général et ceux de l’ADC en particulier, à s’imprégner des contenus de l’Accord d’Arusha et de la Constitution qu’ils invoquent chaque fois qu’ils cherchent à justifier leur point de vue car, des contradictions flagrantes peuvent exister entre ce qu’ils avancent et les dispositions de ces textes.

 

Concernant l’Accord d’Arusha, dans le Protocole II, chapitre I, article 1, alinéa 2 , il est écrit : « Tous les burundais ont le droit de vivre au Burundi dans la paix et la sécurité ».

Et dans le Protocole III, chapitre I, article 1, alinéa 5, il est stipulé que : « Tous les citoyens burundais ont l’obligation de respecter le droit à la paix et à la sécurité de leurs concitoyens ; ainsi que l’ordre public ».

« Tous les burundais ont le droit de vivre au Burundi dans la paix et la sécurité ». 

-Accord d’Arusha,  Protocole II, chapitre I, article 1, alinéa 2

Le droit à la paix et à la sécurité a donc été consacré par l’Accord d’Arusha qui fait, en même temps, obligation à tous les citoyens de le respecter.

Dans un pays comme le Burundi, longtemps meurtri par des violences sans nom, ce droit constitue un espoir et les citoyens ne peuvent que le défendre sous peine d’accepter de retomber dans les profondeurs de l’horreur.

Il est déjà arrivé que certains politiciens, sous le couvert de manifestations publiques pacifiques, aient provoqué des violences allant jusqu’aux tueries, pour assouvir leurs ambitions. Plus proche encore de nous, des jeunes, certainement manipulés par des intérêts égoïstes, se sont organisés en milices pour s’opposer à la Police et tenter d’empêcher l’application des délibérations de la CNTB relatives une maison  spoliée en 1972. Certains ont été condamnés et sont actuellement en prison alors que les commanditaires de ces actes répréhensibles sont restés impunis

 

L’ACOPA-BURUNDI appelle donc les burundais à résister à la manipulation et la dénoncer en faisant valoir leur droit à la Paix et à la Sécurité.

 

Quant au projet de révision de la Constitution, l’ACOPA-BURUNDI a montré que les contributions restent possibles au niveau où il est, puisque un pareil cas de figure vient de se produire avec la « Loi sur les manifestations publiques » récemment adoptée. Ce constat a été fait après avoir visité  la procédure de révision prévue dans cette même Constitution (les articles 297, 298 et 299) et qui a été scrupuleusement appliquée.

L’ACOPA-BURUNDI s’est donc prononcée pour que tous les partenaires puissent contribuer dans l’enrichissement du projet de Constitution dans le respect de la règlementation existante.

L’ACOPA-BURUNDI n’a pas manqué de rappeler les missions dévolues aux Forces de défense et de sécurité ainsi que leur devoir de neutralité en matière politique.

 

Elle a terminé en prodiguant des conseils à la population pour l’inviter à ne pas se laisser distraire par les débats politiciens, à poursuivre ses activités de production, à résister à la manipulation qui ne cherche qu’à les instrumentaliser et à s’exprimer en faveur de leur droit à la paix.

 

Retrouvez l’integralite du point de presse en Kirundi en cliquant ici

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